SOLITUDE …
LA BLESSURE KARMIQUE D’ABANDON REFAIT SURFACE LORS DES FETES !
La saint Valentin, c’est la fête des amoureux, mais comme toutes les fêtes, elle fait souffrir ceux et celles qui sont abandonnés en chemin. Alors pour pallier le problème, on a inventé, le même jour, le 14 février, la fête des Galentins et Galentines. Une façon de se faire plaisir, de fêter, même en n’étant pas en couple. Et c’est bien !
Pourtant, derrière l’aspect festif, se cachent des blessures, souvent malheureusement.
Lorsque la blessure d’abandon se manifeste à l’âge adulte, parce qu’elle n’a pas été apaisée plus tôt, il est important de prendre soin d’elle et de la traiter. La blessure d’abandon ne commence pas par le départ réel d’un parent ou d’un conjoint, voire d’un frère ou d’une sœur. Elle commence quand, à tout âge, une présence essentielle devient instable, imprévisible ou émotionnellement indisponible.
Cette mémoire ne se manifeste pas comme un souvenir, mais comme un mode de fonctionnement. Et l’expérience m’a montré qu’elle peut avoir d’autres dimensions :
- Transgénérationnelle, quand cette blessure est transmise à travers les générations d’une même famille
- Due à un arrachement à la maman, placement forcé, adoption. Le discours lénifiant sur l’adoption cache un traumatisme terrible aussi bien pour la maman à qui prend son enfant que pour l’enfant qui, toute sa vie, se sentira abandonné.e
- Akashique, quand on importe cet abandon d’une autre vie.
La première manifestation est une peur diffuse de perdre les liens, même quand rien de concret ne les menace. La personne peut être aimée, entourée, engagée dans une relation stable, et pourtant vivre une angoisse permanente dès qu’il y a silence, distance ou changement de ton. Le problème n’est pas l’autre, c’est la mémoire qui s’active. Et cette mémoire revient dans les rêves.
Par exemple, on rêve d’être perdu(e) dans un désert, une foule, ou une maison vide symbolisent la peur de la solitude et l’insécurité affective. Ou on rêve d’un bébé qui pleure, qui est seul ou négligé. Cela représente la partie vulnérable du Soi (l’enfant intérieur) qui se sent délaissée ou qui manque d’affection.
La deuxième manifestation est la dépendance relationnelle masquée. Contrairement aux idées reçues, la blessure d’abandon ne produit pas toujours des personnes « collantes ». Elle peut aussi produire des adultes très autonomes en apparence, mais intérieurement incapables d’être seuls sans se sentir vides ou inutiles. La relation devient alors un régulateur émotionnel, pas un choix libre. Cet aspect peut se traduire par des comportements alimentaires déstructurés, comme autant d’appels au secours, via la boulimie ou au contraire l’anorexie.
La blessure d’abandon se manifeste aussi par une hypervigilance relationnelle voire par une forme de jalousie cachant bien souvent une immense détresse. Le moindre signe est interprété : un message non répondu, un retard, un changement d’habitude. Le système nerveux réagit comme s’il y avait danger réel. Ce n’est pas de la jalousie au sens moral, c’est une mémoire traumatique qui cherche à se protéger.
La blessure d’abandon ne se soigne pas par des affirmations positives, ni par le simple fait de « rencontrer la bonne personne ». Elle a besoin de se transformer et d’être reprogrammée en bien-être et confort intérieur, même lorsque le silence s’installe, même quand on est seul.e Elle demande un travail de sécurisation intérieure, de reconnaissance de la mémoire blessée, ainsi qu’une rééducation progressive du lien.
Tant que cette blessure n’est pas identifiée, la personne ne choisit pas ses relations : elle y cherche un refuge.
Guérir, ce n’est pas devenir libre et indépendant.e de tout aspect relationnel, c’est assainir son rapport à l’Autre.
Pour aller plus loin, je vous propose une séance privée analytique, une exploration des causes et des conséquences et des soins adaptés et appropriés.

